Voici comment et pourquoi l’immobilier sera bouleversé par l’IA !
- 8 janvier 2026
- 5 min de lecture
Le futur de l’immobilier expliqué
Cela fait maintenant quelques années que l’intelligence artificielle s’est incrustée dans nos vies. De nos cartes de vœux à nos traductions professionnelles, elle est partout ! Et dans le secteur de l’immobilier ? Nous avons fait un petit tour de table auprès de différents professionnels pour découvrir comment l’IA va chambouler le secteur.
Chercher un bien via l’IA ?
À l’heure actuelle, l’intelligence artificielle n’est pas encore vraiment capable de vous proposer directement des biens à vendre ou à louer (voir ci-dessous). En revanche, elle peut vous aider dans vos recherches, une fois que vous avez repéré vos perles rares sur les plateformes habituelles, dont Immovlan, bien entendu. Marion Cheffert, propriétaire de deux biens mis en location, explique ainsi sa procédure de recherche : « Je lui envoie mes annonces et elle va m’alerter sur certains points auxquels je n’aurais pas forcément pensé. »
A l’avenir, l’IA pourra-t-elle directement chercher un bien pour vous ?
Oui, confirme Eric Spitzer, CEO de la plateforme Immovlan. « Il suffira de lui donner vos critères, comme la superficie, l’emplacement, le budget… et elle vous trouvera les biens », répond-t-il. « L’IA ira donc, comme un humain, sur les différents sites pour dégoter les biens et les classera ensuite selon les critères préférés de l’acheteur. » Les biens ne seront donc pas directement enregistrés dans l’IA, mais bien sur les plateformes de vente actuelles, qui serviront de bases de recherche.
Et les agents immobiliers, ils en pensent quoi ?
Pour Ken Van Peteghem, directeur de We Invest Bruxelles, « cela va grandement faciliter le travail des chasseurs immobiliers. En un prompt, ils pourront directement tomber sur des biens répondant aux critères. » Et puis, bien entendu, il y a toutes les aides administratives concernant la rédaction des baux, des états des lieux, voire la sélection des profils, avec les précautions d’usage…
300 nouveaux voisins ? L’IA le saura
Et pour aller encore plus loin, Vincent précise que « l’IA pourra parfaitement coupler le descriptif du bien avec les données publiques afin de savoir si les terrains alentours sont susceptibles d’accueillir de nouveaux projets, et donc si le quartier pourrait radicalement évoluer dans les années à venir. On peut également lui demander d’estimer des budgets de rénovation ou d’identifier un terrain potentiellement inondable. »
Et une fois le bien trouvé ?
Il n’y a évidemment pas que la recherche. Une fois le bien sélectionné, « l’IA peut parfaitement vous aider à vous projeter, par exemple en vous proposant des visuels du bien rénové ou transformé », poursuit Eric.
Et pour les investisseurs ?
Vincent explique que l’IA sera parfaitement capable « d’analyser, en un clin d’œil, 100.000 biens. On imagine qu’un gros groupe pourrait investir massivement et sélectionner un grand nombre de biens à acheter via l’IA. »
La formation est primordiale !
Dans tous les cas, il est fortement conseillé à tous les acteurs de se former à l’IA. Cela ne signifie toutefois pas que l’IA peut se substituer aux agents immobiliers : ces derniers restent les plus à même d’évaluer le prix d’un bien. La raison ? Un manque de données suffisamment précises ne permet pas toujours à l’IA de donner une réponse fiable, même si cela va s’affiner avec le temps… Il reste donc capital de croiser et de vérifier les sources.
Et le monde réel, dans tout ça ?
« Les biens dits off-market ne seront pas répertoriés par l’IA. Garder le contact avec les agences reste donc primordial », rappelle judicieusement Ken. Ajoutons en outre que le virtuel ne remplacera jamais l’expérience réelle : « Baladez-vous dans les quartiers qui vous intéressent », martèle Eric !
« L’IA ne va jamais tout régler de A à Z », rappelle en outre le CEO d’Immovlan. « On n’imagine pas l’IA vous dire que vous allez déménager dans deux jours, que l’acte est déjà signé et que les déménageurs arrivent l’après-midi ! » L’humain reste donc au centre de tout.
Vincent précise également que « la révolution de l’IA aura de fortes conséquences sur les cols blancs, mais pas sur les cols bleus : on aura toujours besoin de plombiers, de carreleurs, de maçons… ce sont des métiers d’avenir ! »
Ce qu’il faut en retenir ?
« Jusqu’à présent, les outils à notre disposition nous aidaient à faire le travail. Avec l’IA, ce sera l’inverse ! Il est donc capital de se former et de savoir formuler les bons prompts. »