Taux fixe ou variable ?
- 8 avril 2026
- 4 min de lecture
Lequel choisir en cette période de crise ?
Si vous êtes sur le point de signer un prêt hypothécaire, une question cruciale va inévitablement se poser : devez-vous opter pour la sécurité du taux fixe ou tenter le pari du taux variable ? Longtemps délaissé au profit de taux fixes historiquement bas, le taux variable revient aujourd’hui sur le devant de la scène !
Avec des taux qui aujourd’hui frôlent les 4 %, le taux variable revient clairement sur le devant de la scène ! Dès lors, lequel choisir ? Le mini talk du Rendez-Vous des Proprios s’est posé la question pour vous aider à trancher !
Le taux fixe : la tranquillité d’esprit avant tout
Pendant plus de sept ans, le taux fixe a régné sans partage. Son avantage est évident : vous connaissez votre mensualité pour toute la durée de votre prêt. Et cela peut avoir un avantage : « en Belgique, nous avons un atout majeur : l’indexation des salaires », rappelle Cédric Matte, Directeur Général de CBC Banque. Comprenez qu’avec un remboursement fixe, l’inflation devient presque une alliée : alors que votre salaire grimpe au fil des ans via l’indexation, votre mensualité, elle, ne bouge pas, vous offrant ainsi plus d’« oxygène » budgétaire.
Pour Eric Spitzer, CEO d’Immovlan, pas de doute, c’est le taux à privilégier pour un investissement en bon père de famille, « on connait le remboursement et les 1.500 ou 2.000 euros que l’on rembourse aujourd’hui vaudront beaucoup moins dans 15 ou 20 ans ! Et pour son bien privé, mieux vaut éviter de jouer de trop… »
Le taux variable : non, il ne peut pas s’envoler !
Pourtant, le taux variable n’est pas le « loup » financier que l’on imagine parfois. Certes, la mensualité peut évoluer aux dates de révision fixées dans le contrat, mais cela veut dire qu’elle peut aussi baisser ! En outre, contrairement aux contrats d’énergie qui peuvent exploser sans limite, le crédit hypothécaire en Belgique est strictement encadré. « Un taux variable ne pourra jamais faire plus que doubler par rapport à son taux de départ », rappelle d’entrée de jeu Cédric. En outre, selon les contrats, il peut y avoir des « caps » protecteurs, à savoir des limites de variation (par exemple +1/-1).
Un taux plus bas que le taux fixe
Le principal attrait du taux variable réside dans son taux de départ, souvent plus bas que celui du fixe. Et ce taux, suivant la formule choisie, vous allez le conserver pendant 3, 5 ou 10 ans. En clair, non, le taux ne change pas toutes les semaines ! Et l’avantage annexe ? Comme c’est au début du crédit que l’on paie le plus d’intérêts, commencer avec un taux réduit peut s’avérer mathématiquement payant !
Une flexibilité rassurante
Cédric rappelle un autre argument massue, pour ceux qui ont peur de voir leurs mensualités grimper : « si les taux montent, à la date de révision, vous pouvez dire que vous n’avez pas envie de payer beaucoup plus, donc vous pouvez décider d’allonger un peu la durée de votre prêt » explique Cédric. Et à l’inverse, si les taux baissent, vous pouvez choisir de garder la même mensualité mais de diminuer la durée totale de votre crédit !
Les conseils des pros pour ne pas se tromper
Le « Mix » gagnant !
Rien ne vous empêche de diviser votre crédit : une partie en taux fixe pour la sécurité et une partie en variable pour profiter des baisses éventuelles, voire pour accélérer le remboursement.
La simulation « Worst Case »
Demandez toujours à votre banquier une simulation du pire scénario (hausse maximale). Si votre budget supporte cette mensualité maximale, vous pouvez envisager le variable sereinement.
Le taux « uniquement à la baisse »
Une nouvelle formule hybride apparaît : un taux qui ne peut jamais monter, mais qui profite des baisses du marché tous les 5 ans ! Et le scoop, c’est qu’il n’y a aucune limite dans la chute du taux ! Seul bémol : il démarre légèrement plus haut qu’un taux fixe classique.