Ces travaux qui augmentent (vraiment) la valeur de votre logement
- 5 août 2025
- 4 min de lecture
Ce qui fait réellement grimper le prix… et ce qui ne sert (presque) à rien.
Vous avez certainement entendu parler du fameux « home-staging », notamment dans les émissions télévisées où des experts, en l’espace d’une semaine et en donnant quelques coups de balai en chemise et en mocassins, transforment un taudis en une perle rare. Mais dans la vraie vie, est-ce que ça fonctionne vraiment ? Quels sont les travaux qui donnent de la valeur à votre logement ? On a rassemblé un sacré panel d’experts pour vous en parler !
« Si vous voulez que votre bien soit attirant, vous devez l’embellir », annonce d’emblée Attila Tufekci, expert en achat-vente, à l’occasion du dernier podcast du « Rendez-vous des Proprios ». Mais avant cela, il y a une question fondamentale à se poser, et c’est Eric Spitzer, CEO d’Immovlan, qui la pose pour nous : « vais-je pouvoir rentabiliser l’investissement en temps et en argent ? »
Ce qui compte vraiment
La localisation, la superficie et… l’état général : voilà ce qui fixe la valeur de votre logement. Et vous l’aurez deviné, il n’y a que sur ce dernier point que vous avez une marge de manœuvre !
Premier conseil, simpliste mais crucial : « il faut évidemment que le bien soit propre et bien rangé », rappelle Ken Van Peteghem, directeur de We Invest Bruxelles. L’odeur, la lumière et la première impression jouent aussi un rôle clé. « L’expert, c’est un humain. Si ça sent mauvais, ça sentira mauvais pour lui aussi ! », sourit Ken.
Premier geste simple : dépersonnaliser. « Pas de couleurs, du blanc pour aider à se projeter », insiste Ken. Attila confirme en insistant sur la qualité des photos : « De belles photos vont augmenter le nombre de demandes et ce sera donc plus facile de défendre son prix. »
PEB : l’élément qui pèse lourd… mais qui coûte cher
Depuis la crise énergétique, le certificat PEB influence fortement le prix de vente.
Selon L’Echo :
- En Wallonie, une maison avec un PEB A se vend en moyenne 60.000 € de plus qu’une maison identique avec un PEB G.
- À Bruxelles, une maison avec un PEB C se vend 25.921 € de plus qu’une avec un PEB G.
L’efficacité énergétique est donc devenue un argument de poids… mais son amélioration peut coûter cher. Ken rappelle que l’acheteur ne met pas toujours le PEB en priorité absolue. À vous donc d’évaluer si les 10.000 € minimum pour des châssis ou une chaudière peuvent réellement se refléter dans le prix de vente.
Investir sans se ruiner
Tout n’est pas question de gros travaux ! « À moindre coût, on peut repeindre un carrelage et des meubles de cuisine, voire changer un sol. Des investissements pas bien lourds mais qui peuvent rapporter gros », explique Marion Cheffert, experte chez Brico & Brico Planit.
Pensez aussi à :
- l’électroménager,
- les meubles en promo,
- les modèles d’exposition liquidés à prix cassés.
Dernier conseil : pensez à votre cible. « Inutile de trop en faire dans un quartier populaire où le prix ne pourra pas suivre », précise Attila. À l’inverse, dans les quartiers plus cotés, une belle rénovation est plus facilement rentabilisée.
Les pièces qui font toute la différence
Deux pièces sortent clairement du lot : la cuisine et la salle de bain. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Refaire une petite salle de bain et une cuisine peut coûter environ 15.000 euros, mais augmenter la valeur de revente jusqu’à 50.000 euros », expliquent Ken et Attila.
Ce qui fonctionne :
- douche à l’italienne,
- cuisine ouverte,
- optimisation de l’espace.
Ce qui ne fonctionne pas :
- supprimer des chambres pour créer des suites. « Plus il y a de chambres, mieux c’est ! »
Pour le sol, même logique : un joli stratifié peut transformer totalement un intérieur sans coûter une fortune. Inutile de poser du parquet massif : le mieux est parfois l’ennemi du bien !